DOSSIER RÉINCARNATION

La réincarnation dans les traditions

Par Elisa Graf

 

Le poète allemand Goethe aurait écrit ce vers sur la réincarnation : « Et aussi longtemps que tu ne saisis pas ceci : « Meurs et deviens ! » tu n’es qu’un hôte sans éclat sur la terre obscure. » Objet de débats enflammés depuis des millénaires, la réincarnation est un thème récurrent qui imprègne presque toutes les croyances religieuses. Au cours de l’histoire, elle a été défendue par de nombreux personnages illustres comme Platon, Pythagore, Saint Augustin, Léonard de Vinci, Spinoza, Liebniz, Schopenhauer, Kant, Wagner, Voltaire, Tolstoï, Kipling et Boehme.

La réincarnation – mot dérivé du latin qui signifie littéralement « action de prendre corps à nouveau » [le mot français est emprunté à l’anglais ; dérivé du latin incarnatio] – apparaît comme un thème universel. Indépendamment de leur religion, il semble que nombreux sont ceux dans le monde qui s’ouvrent à cette idée. Un sondage mené en 2010 par l’institut Global Research Society et l’Institut Ipsos pour Reuters, impliquant plus de 18 000 participants dans 28 pays, a révélé que 51 % des personnes affirmaient y croire. Les données publiées par le think-tank Pew research center sur la religion et la vie publique (enquête de 2009), suggèrent que près d’un quart des Américains croient en la réincarnation, mais aussi 22 % des chrétiens américains

Ceux qui connaissent les enseignements de la Sagesse éternelle considèrent la réincarnation comme une grande loi naturelle : une pierre angulaire pour comprendre le processus évolutif chez l’homme. Alice Bailey écrit dans le Retour du Christ : « […] cette Loi apporte la solution de tous les problèmes humains et la réponse à bien des questions (p. 116) ». En outre, « La Loi de la Réincarnation contient la connaissance pratique dont l’homme a besoin aujourd’hui pour mener avec sagesse et dans un réel esprit de justice, sa vie religieuse, politique, publique et privée, établissant ainsi de justes rapports avec la Vie divine dans toutes les formes.(p. 120) »


Benjamin Creme : « Si nous pouvions réaliser et expérimenter le fait que cette identité est un Etre immortel ne pouvant ni mourir, ni être anéanti, notre peur de la mort disparaîtrait. » [la Mission de Maitreya, tome I, p 241]

Socrate : « Il est certain qu’il y a un retour à la vie, que les vivants naissent des morts, que les âmes des morts existent. » [Dans Phédon de Platon, dialogue de Socrate avec Cébès]

Ralph Waldo Emerson : « L’âme vient de l’extérieur et elle pénètre le corps humain comme s’il s’agissait d’une demeure temporaire pour en ressortir à nouveau [...]. Elle passe dans d’autres demeures car l’âme est immortelle. »

Walt Whitman : « Je sais que je suis immortel. [...] Nous avons épuisé jusqu’à présent des milliards d’hivers et d’étés, et il y en a encore des milliards et des milliards à venir. »

Tolstoï « De même que nous vivons des milliers de rêves pendant notre vie terrestre, celle-ci est l’une des milliers de vies dans lesquelles nous entrons en sortant de l’autre vie, plus réelle, plus authentique et à laquelle nous revenons après notre mort. Notre vie terrestre est l’un des rêves d’une autre vie, plus réelle, et ainsi de suite jusqu’à l’infini, jusqu’à la dernière vie, qui est la vie de Dieu. »

Benjamin Franklin : « Et comme j’existe en ce moment dans le monde, je crois que sous une forme ou une autre, j’existerai toujours. » [Lettre à G. Whatley, 1785]

Carl Jung : « Je peux facilement m’imaginer avoir vécu dans des siècles passés où je me suis trouvé confronté à des questions auxquelles je n’ai pu répondre et que je suis né de nouveau parce que je n’avais pas accompli la tâche qu’on m’avait assignée. » [Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées, Gallimard 1966]

Honoré de Balzac : « Tous les êtres passent une première vie [...] Combien de formes l’être promis au ciel a-t-il usées, avant d’en venir à comprendre le prix du silence et de la solitude qui sont les parvis des Mondes spirituels ? » [Le livre mystique]

Norman Mailer : « Je suis un grand croyant en l’au-delà, au karma et en la réincarnation. Cela a du sens. Je crois que Dieu n’est pas seulement un législateur, mais un artiste créatif. Le plus grand de tous. Et ce qui caractérise les artistes, c’est qu’ils veulent refaire leur travail. Peut-être que ça n’a pas réussi parfaitement, alors ils veulent le refaire et l’améliorer. La réincarnation est un moyen pour Dieu d’améliorer ses œuvres antérieures. »

Dans beaucoup de traditions mystiques du monde, chez les gnostiques, les écoles de mystères grecs, les traditions hermétiques, les druides et les kabbalistes, la réincarnation est ouvertement acceptée comme un fait. On trouve également dans chaque religion des courants qui l’adoptent, ce qui tend à suggérer que la réincarnation est une partie universellement reconnue du dessein de Dieu. Les preuves abondent, montrant que la réincarnation était admise dans l’Église chrétienne des premiers siècles. Origène (185-253) l’un des premiers Pères de l’Église ardent défenseur de l’idée, écrivait : « Chaque âme vient en ce monde, fortifiée par les victoires ou affaiblie par les défauts de ses vies antérieures. Sa place aujourd’hui est déterminée par ses vertus et ses insuffisances passées. » Au VIe siècle, c’est sans le soutien du pape que l’empereur Justinien fit interdire les enseignements d’Origène, pour des raisons politiques.

Toutes les grandes religions de l’Inde, le bouddhisme, le jaïnisme, le sikhisme et l’hindouisme, qui comptent collectivement plus d’un milliard de fidèles, voient la réincarnation comme un principe fondamental. Swami Bhaskarananda, président de la Vedanta Society de Seattle, explique : « La plupart des hindous la considèrent comme un fait », notant que les éléments de preuves viennent à la fois de personnes qui se souviennent de leurs vies passées et des déclarations de saints, ou encore des textes canoniques. Dans la Bhagavad Gîtâ, par exemple, Sri Krishna [le Seigneur] s’adresse ainsi à Arjuna [son disciple] : « Nombreuses sont mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; Toutes je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis. » [Verset 4.05]

Comme l’hindouisme, le bouddhisme postule un cycle quasi infini de naissances, appelé samsara. Chacune de ces religions encourage ses fidèles à se libérer de ce cycle de renaissances à l’aide de certaines pratiques. Le moine bouddhiste Vénérable S. Dhammika demande : « Quoi de pire qu’une théorie de la vie où vous n’auriez pas de seconde chance, aucune occasion de corriger les erreurs que vous avez commises dans cette vie et pas le temps de développer plus avant les compétences et les capacités que vous avez cultivées dans cette vie ? » Il ajoute que, selon le Bouddha « si l’on ne parvient pas à atteindre le Nirvana dans cette vie, il y aura une autre opportunité dans la prochaine, afin que vous puissiez vraiment apprendre de vos erreurs. »

Pour Andrei Younis, spécialiste de l’islam, la plupart des musulmans ne croient pas à la réincarnation, mais plutôt à l’idée que l’on ne vit qu’une fois et qu’Allah décidera du sort de chacun le jour du Jugement. Cependant, dans son livre Islam in Relation to the Christ Impulse – a Search for Reconciliation between Christianity and Islam (L’islam et sa relation avec l’impulsion du Christ – Vers une réconciliation de la chrétienté avec l’islam, non traduit), il remarque que si l’islam ne reconnaît ni ne promeut la réincarnation, il existe dans le Coran des passages indiquant l’absence d’opposition ou de négation directe de l’idée. Il cite le verset suivant pour le démontrer : « 2:28 Comment pouvez-vous nier Allah ? Ne vous a-t-il pas donné la vie quand vous étiez mort, et ne vous fera-t-il pas mourir et vous ramènera à la vie ? Ne reviendrez-vous pas à lui ? »

Certaines populations musulmanes expriment une croyance en la réincarnation, notamment les Druzes et les Alaouites majoritairement établis au Levant.

Chez les Druzes, la réincarnation est une réalité et fait partie de la vie quotidienne. Quand un enfant a des réminiscences et commence à raconter des souvenirs de sa vie passée, son récit est pris au sérieux et, dans certains cas, quand l’enfant se souvient de son nom passé, il est amené à la rencontre des membres survivants de la famille de sa précédente incarnation.

L’histoire remarquable d’un enfant druze du plateau du Golan est racontée dans le livre du chercheur allemand Trutz Hardo, Ich hab schon mal gelebt ! : Kinder beweisen ihre Wiedergeburt, (J’ai déjà vécu ! Les enfants prouvent leur réincarnation, non traduit). Elle lui a été rapportée par le Dr Eli Lasch, connu pour avoir développé le système médical à Gaza, qui a été témoin de ces événements. Le garçon est né avec une longue marque de naissance rouge sur le crâne. Quand il a eu l’âge de parler, il a dit à sa famille que dans sa vie précédente il était mort d’un coup à la tête. Il se souvenait du nom du village dans lequel il avait vécu. Quand, à l’âge de trois ans, il fut emmené dans ce village, il se souvint de ses noms et prénoms de sa vie antérieure ainsi que du nom d’un voisin avec qui il avait eu un désaccord. Il put montrer à ceux qui l’accompagnèrent l’endroit où son corps avait été enterré, sous un tas de pierres. On y découvrit effectivement un squelette avec une blessure au crâne.


La réincarnation en chiffres

Le Dr Jim Tucker, de l’Université de Virginie, a produit des chiffres intéressants concernant les enfants qui déclarent avoir des souvenirs d’une vie antérieure.

- L’âge moyen au moment de la mort des personnes concernées était 28 ans.

- La plupart des enfants décrivant des souvenirs de vie antérieure ont entre deux et six ans.

- 60 % des enfants qui décrivent des souvenirs de vie antérieure sont des garçons.

- Environ 70 % des enfants en question ont subi une mort violente accidentelle et 70 % d’entre eux étaient alors de sexe masculin  – le même ratio que dans la population prise dans son ensemble.

- 90 % des enfants affirment qu’ils étaient du même sexe dans leur vie antérieure que dans la vie actuelle.

- La durée de temps entre la mort et la réincarnation est en moyenne de 16 mois.

- 20 % des enfants font état de souvenir au cours la période entre la mort et la renaissance.

Le célèbre poète soufi Rûmî a partagé sa croyance en la métempsychose dans un poème qui décrit le processus d’évolution : « Je suis mort en tant que minéral, et me manifeste en plante. Je suis mort en tant que plante, et me relève en animal. Je suis mort en animal et me manifeste en homme. Pourquoi alors, devrais-je craindre de devenir moindre en mourant ? Je mourrai une fois encore en tant qu’homme. Puis m’élèverai en tant qu’ange, parfait de la tête au pied. Quand j’abandonnerai l’état d’ange, je deviendrai ce qui dépasse la conception de l’homme. […] »

Comme dans les deux autres traditions abrahamiques, le judaïsme ne professe pas la réincarnation comme pilier de sa doctrine. Cependant, l’écrivain Yaakov estime que la réincarnation fait partie de la tradition juive, tant il est vrai que certaines des plus grandes autorités religieuses, qui ne sont pas spécialement connues pour leur tendance mystique, la tienne pour principe de base. Dans son livre En quête de l’âme, il indique que la réincarnation est mentionnée à de nombreux endroits dans les textes classiques du mysticisme juif, à commencer par l’œuvre maîtresse de la Kabbale, le Zohar : « Aussi longtemps qu’une personne ne parvient pas à atteindre ses objectifs dans ce monde, le Saint, béni soit-il, la déracine et la replante autant de fois qu’il faut... » (Zohar I 186b). L’auteur note : « Un des textes que les mystiques aiment citer comme une allusion scripturaire au principe de la réincarnation est le verset suivant du Livre de Job : Voilà tout ce que Dieu fait, deux fois, trois fois, avec un homme, pour écarter son âme de la tombe et pour qu’il jouisse encore de la lumière des vivants. » (Job 33:29-30) En d’autres termes, explique Y. Astor : « Dieu permettra à une personne de revenir de la fosse au monde des vivants », la fosse étant un terme biblique pour le purgatoire.

Parmi les nombreux visionnaires qui ont adhéré à la réincarnation, figure l’industriel Henry Ford (1863-1947). Il a déclaré dans un entretien qu’il avait adopté cette théorie à l’âge de 26 ans et que sa découverte avait calmé son esprit : « Le travail est futile si nous ne pouvons utiliser l’expérience recueillie dans une vie dans la suivante. Quand j’ai découvert la réincarnation, c’était comme si j’avais trouvé un plan universel. Je me suis rendu compte qu’il y avait une chance de trouver une solution à mes idées. Je ne suis plus esclave du temps. Le génie c’est l’expérience. Certains semblent penser que c’est un don ou un talent, mais c’est le fruit d’une longue expérience dans de nombreuses vies. Certains ont de plus vieilles âmes que d’autres, ils en savent donc plus. »

Bien qu’il semble exister de grandes différences entre les religions et traditions spirituelles, la reconnaissance de la loi de la réincarnation est un dénominateur commun aux vastes systèmes de croyances humaines. Soulignant qu’il est important de la reconnaître, le Maître de B. Creme écrit : « Pour être heureux, les hommes doivent vivre selon les Lois de la vie : les lois de Cause et d’Effet, de Renaissance, d’Innocuité et de Sacrifice. Ces lois fondamentales sont les balises qui depuis toujours protègent l’homme de l’autodestruction et du remords qui s’ensuivrait. Quand Maitreya se présentera aux yeux de tous, elles vous seront à nouveau présentées car elles constituent la base de tout son enseignement, et celle de toute vie sur la planète Terre. » [La destinée de l’Homme, oct. 2008]

Recherches pionnières sur la réincarnation

Le docteur Ian Stevenson, psychiatre américain d’origine canadienne, est connu pour ses recherches innovantes et approfondies sur la réincarnation et les souvenirs de vie antérieures. Fondateur de la division des études perceptuelles de l’Université de Virginie, il a connu la notoriété internationale pour ses recherches sur la réincarnation, l’idée que les émotions, les souvenirs et même les blessures physiques peuvent être transférés d’une vie à l’autre sous forme de tâches de naissance. Il a commencé ses recherches en 1960 et, au cours de sa carrière, il a couvert un large éventail de sujets connexes : expériences de mort imminente, paroles de mourants, expériences hors du corps et messages post mortem.

Un de ses domaines de recherche particulièrement fascinant a été la corroboration de souvenirs de vies antérieures avec des faits historiques précis.
Il a examiné des milliers de cas d’enfants à travers le monde qui affirmaient se souvenir de leur vie passée. Les déclarations d’événements de vies antérieures étaient méticuleusement comparées aux archives locales, aux souvenirs et anecdotes des familles. Les témoignages semblaient indiquer que certaines phobies, aptitudes ou maladies inhabituelles ne pouvaient pas être entièrement expliquées par l’hérédité ou l’environnement. Il pensait que la réincarnation fournirait une troisième catégorie d’explications.


Le livre d’I. Stevenson : Réincarnation et Biologie : une contribution à l’étiologie des marques de naissance et des malformations congénitales (1997), fait état de 200 cas de malformations congénitales ou de tâches de naissance sur des enfants qui affirmaient se souvenir des vies antérieures. Parmi ces cas, des enfants avec des doigts malformés ou manquant qui affirmaient se souvenir de la vie de personnes qui avaient perdu leurs doigts ; un garçon avec des tâches de naissance ressemblant à des blessures affirma se souvenir de la vie d’une personne qui avait été tuée ; et une enfant avec une cicatrice sur le crâne de trois centimètres déclara se souvenir de la vie d’un homme qui avait subi une opération crânienne. Dans de nombreux cas, selon I. Stevenson, les témoignages ou les rapports d’autopsie semblaient confirmer l’existence de blessures sur le corps du défunt. Il a également rédigé une version abrégée de la même recherche : Réincarnation et biologie : la croisée des chemins (2002).

Lors d’une interview publiée dans le New York Times en 1999, on demanda au docteur I. Stevenson comment une large reconnaissance de la réincarnation pourrait changer le monde.

Voici ce qu’il répondit : « Cela diminuerait la culpabilité des parents. Ils sauraient que tout ce qui ne va pas chez leur enfant n’est pas entièrement de leur faute, de leurs gènes ou de mauvais traitements pendant l’enfance. Les gens eux-mêmes prendraient plus en main leur destinée […] Je ne m’attends pas à une grande transformation morale. Lors de mon premier voyage en Inde, j’ai rencontré un swami. Je lui ai déclaré que j’étais venu pour voir quelles preuves de la réincarnation il existait en Inde. Il resta silencieux pendant un très long moment. Puis il déclara : « Nous en Inde, considérons comme un fait que les gens renaissent, mais, voyez-vous, cela ne fait aucune différence car nous avons autant de coquins et de méchants en Inde que vous en Occident. » 

[Sources : NYTimes ; near-death.com ; med.virginia.]

Références :
Alice Bailey, Le retour du Christ (1948). Lucis Trust, Londres
Benjamin Creme, L’art de vivre (2006). Partage publication
Trutz Hardo, Ich hab schon mal gelebt ! : Kinder beweisen ihre Wiedergeburt (2014)
Silberschnur Verlag [J’ai déjà vécu avant ! Les enfants prouvent leur réincarnation]
Ian Stephenson, Réincarnation et biologie : La croisée des chemins (2002) Dervy
Andrei Younis, Islam in Relation to the Christ Impulse, a Search for Reconciliation Between Christianity and Islam (2015). Steiner Books, Great Barrington.
Yaakov Astor, En quête de l’âme (2014) Editions Téhila
http://www.vedanta-seattle.org/articles/hindu-concept-of-reincarnation/
http://www.tuvienquangduc.com.au/English/rebirth/02 rebirth.
www.reincarnationafterdeath.com ; www.thought co.com ; www.yaakovastor.wordpress.com

La loi de renaissance [Extraits]

Nous publions dans cette rubrique des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Les hommes apprendront à comprendre les lois subtiles qui gouvernent leur existence : la loi fondamentale de la vie, la loi du karma ou loi de cause et d’effet, qui commande la destinée de tous ; la loi connexe de renaissance, qui rend possible le voyage de l’âme dans la matière ; la loi d’innocuité, qui gouverne l’établissement de relations justes, et la grande loi de sacrifice, moteur de toute évolution.


Par leur compréhension de ces lois, les hommes en viendront à ressembler à leurs Mentors, et à manifester la divinité partagée par tous. Ils prêteront l’oreille à l’enseignement des Sages et, pas à pas, prendront possession de leur héritage. Les hommes sont nés pour devenir des dieux, et rien ne peut changer cette destinée ; seul le rythme de son accomplissement repose entre les mains des hommes. [Les lois de la vie(Maître –)]

Lorsque les Maîtres seront dans le monde, il apparaîtra clairement que la réincarnation est un fait de la vie. Cela transformera la façon de penser des hommes quant à la raison de leur présence sur Terre. Nous en viendrons à connaître la réponse aux éternelles questions : « Pourquoi sommes-nous ici ? Qui sommes-nous ? Quel est le but de la vie ? Où allons-nous ? » Il deviendra clair que nous sommes ici dans un but précis : permettre à l’âme en incarnation d’évoluer, poursuivre le processus d’évolution. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

L’homme, en tant qu’âme en incarnation, est un dieu en émergence qui, grâce à la loi de réincarnation, progresse lentement vers la démonstration de cette divinité dans toute sa splendeur. L’éducation, au sens véritable du terme, est le moyen par lequel un individu, par une expansion de conscience progressive, est préparé et se prépare lui-même à cette fin. Tout ce qui sert ce processus fait partie de l’éducation, que la méthode utilisée soit formelle ou non. […]

 

Par la magie, l’âme crée une série de corps lui permettant, à terme, de se manifester dans la réalité en tant qu’âme. Quand nous en arrivons là, nous commençons à approcher de la fin du processus évolutif. Il faut des centaines de milliers d’incarnations pour parvenir à ce stade, mais une fois qu’il est atteint et que l’âme constate, en regardant son reflet (l’homme ou la femme en incarnation), qu’il commence à répondre à ses qualités (celles de l’âme) et devient plus divin – plus altruiste, plus préoccupé des autres que de la satisfaction de ses propres désirs –, elle stimule son véhicule et lance le processus qui conclut le voyage évolutif : le processus d’initiation. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]


 

La loi de renaissance

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme, janvier 1985

Une grande confusion règne dans la façon dont l’homme comprend les lois gouvernant la renaissance. Cette confusion se reflète dans la diversité des enseignements et interprétations qui existent et qui ne font qu’enfoncer un peu plus l’humanité dans l’ignorance et dans la peur.

En Orient, depuis les temps les plus reculés, l’idée de vies successives, gouvernées par une immuable loi du karma, a rarement été mise en doute. Il en résulte une acceptation servile des conditions de vie du moment, si dégradantes et inhumaines qu’elles puissent être. En Occident d’autre part, le concept d’incarnations répétées est resté oublié, n’attirant l’attention que de rares personnes depuis son exclusion des enseignements de l’Eglise au VIe siècle à l’instigation de l’empereur Justinien. Si les enseignements d’Origène avaient subsisté dans le corps de la doctrine chrétienne, la conception de la vie et de la mort serait aujourd’hui totalement différente en Occident.

Ce grand initié connaissait et enseignait la vérité sur les cycles d’incarnation inaugurés par le Seigneur du Monde sous l’impulsion de la loi du sacrifice et conformément à la loi de cause et d’effet. L’élimination de cette vérité des enseignements de l’Eglise a eu pour résultat l’ignorance et la peur omniprésentes aujourd’hui. Là où l’intérêt pour la réincarnation a survécu, il a pris, la plupart du temps, la forme d’un intérêt quasi exclusif pour les données personnelles que les gens pensent retrouver dans leurs vies antérieures.

Au cours de l’ère du Verseau qui arrive, on abordera la loi de renaissance sur des bases totalement nouvelles. La vieille acceptation fataliste de tous les événements de la vie comme conséquences de l’inexorable action du karma n’exercera plus son emprise en Orient, où elle condamne des millions d’êtres aux travaux pénibles et à la souffrance. En Occident, les hommes n’ignoreront plus les lois fondamentales qui gouvernent leur existence et la responsabilité personnelle qui en découle. Les hommes sauront qu’ils sont eux-mêmes créateurs, par leurs pensées et leurs actions, des circonstances de leur vie, mais que, par le jeu de ces mêmes lois, ils peuvent aussi transformer et améliorer leur propre nature et leurs conditions de vie.

Cela mènera à une réévaluation du sens et du but de la vie et à une conception plus saine de la mort. La compréhension de la continuité de toute vie, incarnée ou non, remplacera la crainte d’aujourd’hui ; la vieille phobie de la mort, considérée comme fin de toute chose, s’évanouira dans la nouvelle lumière qui viendra illuminer le mental des hommes. Eclairant les repaires les plus sombres de la superstition et de l’ignorance, cette nouvelle lumière brillera et éveillera les hommes à la conscience de leur divinité en tant qu’âmes immortelles.

La véritable compréhension de la maxime du Christ, selon laquelle on récolte ce que l’on a semé, transformera l’existence humaine sous tous ses aspects. Une tolérance et une innocuité jamais connues auparavant remplaceront la séparativité d’aujourd’hui, à mesure que les hommes reconnaîtront la justice et la logique de la Loi.

 Obéissant à la grande loi de renaissance, nous ne cessons de faire et refaire ce voyage, jusqu’au moment où enfin nous entrons dans la lumière de notre propre compréhension en tant que Fils de Dieu devenus parfaits.

 

 


Lorsque l’homme comprendra les principes de son existence – sa nature triple, ses apparitions périodiques sur le plan physique, la grande et juste loi du karma qui régit ses vies et ses morts successive – il entrera dans un état d’être où tout deviendra possible. Alors pourront se déployer les pouvoirs latents en chacun, qui, une fois révélés, démontreront l’origine divine de l’humanité. Les hommes sont des dieux, même s’ils ne le savent pas. Seule l’ignorance les empêche de voir la gloire qui leur appartient.


L’époque future est riche de tant de promesses que si l’homme pouvait voir l’avenir, des perspectives d’une nouveauté défiant l’imagination apparaîtraient devant ses yeux émerveillés. Il n’existe pas de mots pour dépeindre de telles réalisations. Rien ne peut décrire la joie que connaîtront alors les hommes. Rien ne peut exprimer le sentiment de paix intérieure et d’action vibrante qui sera le leur. Riche d’un sens et d’un but sacrés, la vie offrira à l’humanité un potentiel de création infini. [L’ère à venir (Maître –)]

La réincarnation dépend de la destinée de l’individu. S’il n’est pas suffisamment développé, il n’y a pas encore véritablement de destinée. L’individu est simplement ramené en incarnation. Lorsque l’homme ou la femme a progressé un peu plus, sa destinée devient une destinée de groupe. Dans le cas d’un disciple ou d’un initié, cependant, les cycles d’incarnation sont gouvernés par leur destin individuel et, par-dessus tout, par leur désir de servir. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Les ego plus avancés […] s’incarnent en obéissant à la loi de groupe dans le but de remplir un certain objectif, sous l’influence d’un rayon d’énergie spécifique, et en rapport avec un certain aspect du Plan. Chaque génération amène en incarnation un groupe équipé de la connaissance et de l’habileté nécessaires pour régler plus ou moins les problèmes de cette époque. C’est de cette façon que se développe et se déploie graduellement le Plan, par le travail des groupes successifs qui viennent en incarnation, encore et encore, et peuvent ensuite disparaître à la fin d’une ère pour ne plus revenir en incarnation pendant des éons. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Pendant que je serai avec vous, je vous ferai voir des merveilles auxquelles vous ne pouvez même pas rêver. Je vous montrerai la nature de Dieu sous un jour nouveau. Je chasserai de votre cœur la peur de la mort, la peur de la vie elle-même, la peur de vos frères et de vous-même. Je vous aiderai à vous défaire de cette ignorance et à marcher avec moi dans la lumière nouvelle. Je cherche votre aide pour ces tâches, mes frères, car rien de ce qui a de la valeur n’arrive à l’homme si ce n’est par ses propres efforts. Il en a toujours été ainsi. Prenez ma main, mes amis, et je vous conduirai dans un nouveau pays dans lequel votre véritable nature en tant que Dieux s’épanouira, dans lequel tous les hommes, en frères, bâtiront ensemble la vie dont ils rêvent. [Message n° 123, Maitreya)]

C’est l’âme qui décide [si nous serons garçon ou fille]. Selon son dessein dans une vie donnée, l’âme crée son véhicule d’expression sur le plan physique dans toutes ses composantes. Nous sommes réellement une expression de notre âme. Sur le plan de l’âme, il n’y a ni homme ni femme, et la division des sexes sur ce niveau physique n’est que le reflet des polarités du Père-Mère Dieu, dont l’union amène nos âmes à s’incarner. En nous incarnant de manière répétée dans des corps d’hommes ou de femmes, nous finissons par équilibrer ces deux aspects. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

On peut revenir dans la même race pendant un grand nombre d’incarnations, ou au contraire vivre une succession d’expériences dans cinq ou six races différentes. Mais on peut tout aussi bien être limité à une race unique. On peut ne jamais s’incarner en Orient si on vit en Occident, ou l’inverse ; ou bien on peut être ballotté entre l’Orient et l’Occident pendant un grand nombre d’incarnations. C’est une question de destinée individuelle.[Enseignements de la sagesse éternelle (B. Creme)]…

 

Dieu et la vie après la mort [Extraits]

Interview de Dr Jeffrey Long Par Ezzard McNair

 

Cancérologue et radiothérapeute aux États-Unis, le docteur Jeffrey Long a fondé il y a plus de quinze ans l’Institut de recherche sur les expériences de mort imminente. Depuis, cette organisation à but non lucratif a recueilli et archivé les récits de plus de 4 000 personnes réparties dans le monde entier, ayant répondu à une enquête détaillée au sujet de leur expérience. Le docteur Long a publié une première série de résultats en 2011 dans un bestseller édité par le New York Times et intitulé Evidence of the Afterlife : The Science of Near-Death Experiences (L’existence de la vie après la mort prouvée par l’étude des expériences de mort imminente). Il vient à présent de publier Dieu et la vie après la mort : les dernières preuves de l’existence de Dieu par les expériences de mort imminente. McNair Ezzard a interviewé le Dr Long pour Partage international.

 

Partage international : Comment vous êtes-vous intéressé aux expériences de mort imminente ?
Jeffrey Long : Alors que j’étais interne en radiesthésie oncologique, il y a des dizaines d’années, je parcourais l’une des plus prestigieuses revues médicales, la Revue de l’Association médicale américaine, et je suis tombé sur l’expression « expérience de mort imminente » (EMI) dans un article au sujet du cancer. Tout dans ma formation tendait à prouver que l’on était soit vivant, soit mort ; alors, qu’est-ce que cette expression pouvait bien signifier ? Je lus donc cet article avec fascination. Ainsi, de par le monde, des gens avaient vécu toutes ces expériences, si étrangement similaires ! Je me souviens avoir pensé : Pourquoi ne fait-on aucune recherche sur ces expériences ? Je me suis mis à lire le plus possible d’articles à ce sujet, puis j’ai créé mon site de recherche ndef.org, qui a abouti à la publication de ces livres.

PI. Au début, en tant que médecin, doutiez-vous de la validité de ces expériences ?
JL. Bien sûr. Ma profession m’avait amené au chevet de personnes aux portes de la mort, et il me paraissait inconcevable que des gens dans le coma puissent vivre et décrire avec tant de lucidité des expériences aussi vivaces et précises. J’ai donc créé mon site, autant par intérêt personnel que professionnel, afin d’obtenir des informations directement de ceux qui avaient vécu une EMI.

PI. Avant d’entreprendre vos recherches, croyiez-vous à la vie après la mort ?
JL. En tant qu’hypothèse, peut-être. Je n’y croyais pas trop, car à mes yeux il n’y avait aucune preuve. Maintenant, j’en ai, et cela a tout changé. Et, après tant d’années et de débats, ma croyance a résisté à l’épreuve du temps. Aujourd’hui, c’est une réalité pour nous tous, avec toutes ces preuves irréfutables que nous ont fourni les EMI.

Les éléments communs aux EMI

PI. Dans vos écrits, vous détaillez douze éléments communs à la plupart des expériences de mort imminentes. Quels sont-ils ?
JL. J’ai étudié plus de 4 000 EMI, et il n’y en a pas deux exactement semblables. Pourtant, les ressemblances sont évidentes. De plus, elles ont tendance à apparaître dans le même ordre au cours des EMI.


Les personnes qui vivent cette expérience sont toujours inconscientes, souvent en état de mort clinique, alors que leur cœur ne bat plus. A ce moment-là, il peut arriver que leur conscience se sépare de leur corps et se place au-dessus de celui-ci. Dans cette position, elles peuvent voir au-delà de tous les événements terrestres, lesquels d’ailleurs peuvent inclure les efforts désespérés de ceux qui cherchent à les ressusciter. Souvent, elles pénètrent ensuite dans un tunnel, à l’issue duquel brille une intense lumière d’ordre mystique, qu’elles rejoignent. Puis elles se retrouvent dans un royaume surnaturel aux paysages magnifiques. Elles peuvent y retrouver des personnes décédées qu’elles ont aimées sur Terre, et communiquer intensément avec elles. Elles peuvent aussi voir défiler leur vie, entièrement ou en partie, comme pour la passer en revue. Elles sont alors submergées d’émotions extraordinairement positives.


Les deux mots qu’elles utilisent le plus fréquemment pour décrire une EMI sont : amour et paix, et elles éprouvent ces sentiments avec une très grande intensité. Puis, à la fin de leur expérience, elles se trouvent souvent en face d’une sorte de frontière qu’elles ne peuvent franchir – généralement un torrent, une rivière ou un gouffre – et là, elles prennent la décision, souvent avec d’autres, soit de rester dans ce magnifique royaume surnaturel, soit de s’en retourner poursuivre leur vie terrestre.

PI. Qu’est-ce qui vous a amené à publier Dieu et la vie après la mort, votre deuxième livre sur les EMI ?
JL. Au cours de mes recherches j’ai été très impressionné de découvrir que les gens faisaient très souvent l’expérience de la réalité de Dieu, qu’ils désignaient nommément au cours de récits remarquables. J’ai pensé qu’il serait approprié d’inclure des questions à ce sujet dans mes enquêtes.
Dans notre plus récente enquête, nous demandions : « Au cours de votre expérience, avez-vous été spécifiquement informé – ou avez-vous éprouvé de façon indubitable – que Dieu existe ou au contraire n’existe pas ? » 45 % répondirent par l’affirmative, et seulement 14,8 % se déclarèrent incertains, tandis qu’environ 40 % répondirent que non. En se fondant sur les commentaires exprimés dans l’espace ménagé à cet effet après le questionnaire, il est évident que ceux qui ont répondu « oui » le pensaient vraiment.


Nous avons aussi demandé aux gens de comparer leur croyance en Dieu avant et après leur expérience. Presque tous ont affirmé : « Maintenant, j’ai compris ! Je ne doute absolument plus que Dieu existe ! » Cette conviction nouvelle, basée sur l’expérience, est l’un des changements les plus frappants induits par les EMI.

Dieu nous aime entièrement et absolument tels que nous sommes

PI. Quand vous avez initié vos recherches, vouliez-vous vérifier les croyances d’une religion spécifique ?
JL. Non. J’agissais en tant que chercheur et médecin. J’étais seulement en quête de faits. J’étais prêt à aller strictement dans la direction qu’ils m’indiqueraient. Et maintenant, si je m’étais trompé dans mes conclusions sur les EMI, nul doute qu’une partie des 4 000 personnes testées m’aurait déjà signalé mes erreurs. Personne ne l’a encore fait.
Il est primordial de noter que, lorsque Dieu est rencontré au cours d’une EMI, cette rencontre ne valide jamais l’une ou l’autre des croyances religieuses existantes sur Terre. Dieu inclut tout ce que nous pouvons penser de lui. Le message principal et unanime ramené de ces rencontres avec Dieu au cours des EMI, c’est que Dieu nous aime entièrement et absolument tels que nous sommes, quels que soient nos croyances ou incroyances, notre genre, notre statut social, ou tout autre facteur. Tel est le message primordial que Dieu semble vouloir nous transmettre à travers les EMI.

PI. Comment les gens décrivent-ils Dieu ?
JL. La première chose dont il faut se souvenir, c’est que Dieu n’a pas d’aspect physique. Le royaume des EMI n’est ni terrestre, ni physique. Bien des règles dont dépend notre vie terrestre ne s’y appliquent pas. Par exemple, presque tous disent que le temps tel que nous le connaissons n’y existe pas, ou du moins s’y trouve radicalement modifié.
L’aspect de Dieu peut varier. Dans une EMI, Dieu peut se donner l’apparence qu’il veut. Le plus souvent, Dieu est décrit comme une Lumière dotée d’une présence intense et aimante. Les personnes expérimentant ces EMI sont absolument certaines qu’il s’agit de Dieu. Des indices visuels ou auditifs ne leur laissent aucun doute à ce sujet....

PI. Vous écrivez dans votre livre que beaucoup de ceux qui ont vécu des EMI ont reçu des informations sur le but de leur vie.

JL. Dans la dernière version de mon enquête, j’ai ajouté la question suivante : « Au cours de votre expérience de mort imminente avez-vous reçu des informations sur le sens et le but de la vie sur Terre ? » Ce qui est fascinant, c’est qu’un pourcentage élevé d’entre eux a répondu « Oui ». Et l’un des commentaires qu’ils ont le plus fréquemment ajouté dans l’espace ménagé à cet effet, c’est que le plus important pour notre vie terrestre, et ce qui nous rapproche le plus du but de cette vie, c’est l’amour. L’amour de nous-mêmes, des autres et de la Terre. Apprendre à aimer et à grandir dans l’amour semble vraiment l’un des buts les plus importants de cette vie, et les gens n’ont presque jamais reçu de conseils ou d’informations sur une vocation particulière, comme devenir médecin ou professeur, par exemple. D’autres cependant ont précisé que le sens et le but de notre vie est d’apprendre. Pour grandir, nous devons comprendre.
La principale conclusion que les gens ont tirée de ces messages, c’est que, sur cette Terre où règnent le nihilisme, la dépression, les angoisses, les frustrations et les difficultés, il est rassurant de savoir que notre vie a un sens extrêmement important, à chacune de ses étapes, même lorsque c’est difficile....

PI. Les EMI diffèrent-elles en fonction des différentes croyances religieuses ?
JL. Il est frappant de voir à quel point elles se ressemblent en ce qui concerne les descriptions de Dieu, et la manière dont les personnes ont fait l’expérience de Dieu. Que vous soyez hindou en Inde, musulman au Moyen-Orient, ou chrétien aux États-Unis, votre expérience sera similaire. Quant à ceux qui se sont définis comme athées avant leur EMI, tous sauf un ont affirmé qu’ils avaient cessé de l’être ensuite...

Pour davantage d’informations : www.ndef.org 

 

Do

Un nouveau concept sur l’après-vie reconnu par la médecine française [Extraits]

Par Rose-Marie Calonego-Marmillon

 

Le 14 décembre 2015 est une date historique. Ce jour-là, l’hypothèse d’une conscience délocalisée, autonome et indépendante du cerveau, est enfin reconnue dans une thèse de doctorat de médecine en France pour expliquer les expériences particulières vécues par ceux qui, suite à un arrêt cardiaque, ont connu une Expérience de mort imminente (EMI).

Cette thèse, soutenue à la faculté de médecine de Reims par François Lallier et dirigée par le Dr Jean-Jacques Charbonier a été récompensée de façon maximale avec une mention très honorable et les félicitations du jury. Elle met en avant le concept de Conscience intuitive extraneuronale (CIE) tel qu’il a été défini par le Dr Charbonier, mis en parallèle avec celui de Conscience analytique cérébrale ou CAC.

Parcours du Dr Charbonier

La vie de J.-J. Charbonier a basculé lors d’une intervention avec le Samu. Pendant qu’il recueillait le dernier soupir d’un accidenté mourant, il a vu la pupille du jeune se dilater, puis perçu l’étincelle du regard qui « partait », et senti « une présence vivante et joyeuse » le frôler sur la droite.

En quelques secondes, ce fut le déclic. Il est passé du stade où il pensait que nous étions un corps au stade où il a compris que nous avions un corps.

Rien ne sera plus jamais comme avant. Il renonce à une carrière de médecin rural et reprend ses études pour devenir anesthésiste-réanimateur afin d’aller plus loin dans l’étude des personnes dans le coma.

En tant qu’anesthésiste-réanimateur, il a effectué pendant plus de vingt ans un grand nombre de réanimations cardio-respiratoires et a rencontré de nombreux cas d’EMI. Durant cette longue période, il a également collecté bon nombre de témoignages de médecins et de soignants qui lui écrivaient, non seulement pour l’encourager à persévérer dans ses recherches, mais aussi pour lui raconter leurs propres expériences paranormales vécues avec des patients.

Caractéristiques des EMI

Selon Jean-Jacques Charbonier, les récits d’EMI présentent ces caractéristiques principales, qui sont relatées en partie ou entièrement selon les cas :

– le sentiment d’être étranger à son corps physique et la frustration produite par l’impossibilité de toucher des objets ;

– la télépathie ou transmission de pensée ;

– la rétrocognition : la capacité de se souvenir de sa vie dans les moindres détails semble être relativement constante dans les différents récits, ce qui donne lieu à une autocritique ;

– la précognition : il arrive plus rarement que l’« expérienceur » (personne qui fait l’expérience d’une EMI) reçoive des informations concernant le futur ;

– le tunnel : le passage dans un tunnel où l’expérienceur est aspiré par une force invisible à vitesse élevée ;

– la lumière : elle resplendit au bout du tunnel et éclaire l’étape suivante où prédominent un sentiment d’amour inconditionnel et d’omniscience ; à ce moment des rencontres peuvent se faire avec des défunts. L’amour associé à cette lumière n’a rien de commun avec l’amour terrestre.

– la limite : les expérienceurs ne sont pas autorisés à dépasser cette ultime frontière de non retour ;

– le retour se fait avec tristesse ; retour à la douleur physique et la souffrance psychique ;

– l’impact de l’expérience : les quelques instants de ce contact avec la lumière paraissent plus importants que le vécu d’une vie entière...

La Conscience analytique cérébrale (CAC)

C’est celle que l’on nomme communément la conscience. Pour la majorité des gens, être conscient, c’est avoir la possibilité de se repérer dans le temps et dans l’espace, de savoir qu’on est en vie, d’analyser son environnement. La CAC reçoit des informations sensorielles issues de nos cinq sens et elle les trie en se référant à celles qui sont déjà stockées. Elle n’intègre que les éléments qui correspondent à une logique mise en place par un apprentissage ou une croyance.

C’est le cerveau et ses connections neuronales qui sont le support anatomique de cette conscience.

Dépendante de nos activités neuronales, son activité est mesurable au moyen de l’électroencéphalogramme. Le fonctionnement de la CAC dépend de processus biochimiques complexes et surtout de l’apport d’oxygène à notre cerveau.

Son activité se manifeste par des fréquences bien précises mesurées par un EEG dont l’enregistrement se fait au niveau du cortex cérébral :

– Le rythme gamma au-dessus de 24 hertz (Hz) est observé lors d’une intense activité cérébrale. Les personnes réfléchissent beaucoup, sont très concentrées. La CAC fonctionne à plein régime.

– Le rythme bêta, de 12 à 24 Hz correspond à une activité cérébrale soutenue, l’activité classique de veille.

– En rythme alpha, de 8 à 12 Hz, l’activité cérébrale est faible, zone d’apaisement proche du repos, proche de la somnolence, la CAC ne fonctionne presque plus.

– En rythme théta, de 4,5 à 8 Hz, l’activité cérébrale est très faible. On l’observe lors de la somnolence, en période de méditation, ou sous hypnose. La CAC est éteinte ou extrêmement ralentie.

– En rythme delta, en dessous de 4 Hz, l’activité cérébrale est éteinte. On observe ce phénomène chez les très jeunes enfants, dans les états de sommeil profond et dans les états de mort clinique : la CAC ne fonctionne plus.

Plus le rythme descend, plus la CAC va laisser place à « l’autre conscience » : la Conscience intuitive extraneuronale

.

Nous tendons à prendre la partie pour le tout. La plupart des scientifiques pensent qu’il n’existe rien en dehors de notre corps. Nous avons un cerveau, un point c’est tout. C’est l’arbre qui cache la forêt. Cette situation est due au cinquième rayon de Connaissance concrète ou Science, qui est responsable de l’extraordinaire expansion de la conscience humaine sur les niveaux concrets partout dans le monde. Ce rayon s’exprime dans notre technologie moderne. Ces cent dernières années, des progrès incroyables ont été réalisés, qui sembleront pourtant négligeables comparés à ceux des cinquante à cent ans à venir, tellement la transformation de la vie sur Terre sera considérable. Les niveaux de compréhension au-dessus du physique dense seront tellement extraordinaires que nous aurons besoin d’un type de scientifiques très différent, qui soit sans œillères et ne prenne pas la partie pour le tout. » [Benjamin Creme, Le Rassemblement des Forces de Lumière, p. 141]

La Conscience intuitive extraneuronale (CIE)

Selon le Dr Charbonier, il s’agit d’une conscience indépendante de la matière qui agit sur le cerveau à la manière d’un nuage électronique sur un ordinateur. Notre cerveau n’est alors plus considéré comme un émetteur et fabricant de conscience mais comme un récepteur de conscience.

Cette conscience extratemporelle et indépendante de toute structure anatomique peut s’exprimer :

– lorsque l’EEG est plat, après 15 s d’arrêt cardiaque ;

– dans les récits de ceux qui « reviennent » d’un état de mort clinique, à la suite d’un coma, d’un arrêt cardio-respiratoire, ou d’un traumatisme ;

– lorsque les sujets rapportent des expériences de « sortie du corps » ;

– lors de certains types de rêve, lorsque les sujets sont plongés dans une hypnose très profonde ;

– lors d’états de méditation profonde, etc.

La CIE est cette source indestructible d’informations qui fait de chacun d’entre nous un être unique, éternel et totalement relié aux différentes énergies spirituelles de l’Univers. Elle est dégagée de notre échelle temporelle si bien que des informations du passé ou du futur nous sont accessibles. Elle est également dégagée de notre échelle spatiale, si bien que les déplacements peuvent être possibles instantanément sans limite géographique. Elle permet ce qu’on appelle les perceptions extrasensorielles. Elle nous relie à un champ de conscience universel. Ce concept débouche sur des applications pratiques et change du tout au tout nos représentations sur l’essentiel de nos vies.

Le Dr Charbonier développe longuement dans ses conférences et ses écrits le fruit de ses recherches qui font voler en éclats les paradigmes scientifiques concernant la mort :

– Un état de conscience modifié est possible lorsque le cerveau s’arrête de fonctionner.

 – Il peut s’établir une véritable communication télépathique avec les comateux qui sont non seulement capables de recevoir mais aussi d’émettre des pensées.

 – Un souffle de vie quittant le corps a pu être physiquement ressenti par de nombreux soignants au moment de la mort.

 – Le comateux peut se conceptualiser comme étant une entité dégagée d’un corps terrestre et reliée à lui par un cordon. Ce concept permet d’expliquer aux familles et aux soignants la meilleure façon de se comporter avec les patients.

Une vie est possible dans une autre dimension lorsque la mort physique survient et que ce cordon est coupé.

Source : La conscience intuitive extraneuronale, un concept révolutionnaire sur l’après-vie, enfin reconnu par la médecine, Dr Jean-Jacques Charbonier, Editions Trédaniel, 2017.

Plus d’informations : http://jean-jacques.charbonier.fr/1 - Le Dr Charbonnier a participé à de nombreux colloques internationaux et collabore avec d’autres chercheurs dans le domaine de la vie après la mort, dont le Dr Raymond Moody (États-Unis), le Dr Pim Van Lommel (Pays-Bas), et Mario Beauregard, chercheur à l’institut de neurosciences de Montréal (Canada).

 

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