Articles de la revue Partage International

d'octobre 2020

Mettre le climat au coeur des plans de relance économique 

par Pablo Vieira Samper, Washington DC, juin 2020

 

Souvenez-vous. Il y a six mois - autant dire une éternité - l'at­tention mondiale était focalisée sur Madrid. Les Nations unies se rencontraient pour faire le bilan de la lutte contre le change­ment climatique. A la une, les jeunes gens faisant remarquer - à juste titre - que les gouvernements n'en faisaient toujours pas assez. Ils demandaient des actions urgentes et ambitieuses afin de réduire les émissions et d'aider les plus vulnérables.

Revenons à aujourd'hui. Une maladie alors inconnue s'est répandue de par le monde, causant des centaines de milliers de morts. Des pays entiers se sont immobilisés. Le monde est face à la plus grande récession en un siècle. Et avec les injus­tices raciale et économique, des manifestations ont explosé dans les villes occidentales.

     À première vue, difficile d'imaginer une conjonction plus néfaste pour l'action climatique que nos jeunes demandent. La crise climatique n'a certainement pas reflué. À l'échelle plané­taire, mai 2020 a été le mois de mai le plus chaud jamais enre­gistré. Similairement, les dix dernières années sont les plus chaudes depuis qu'ont commencé les relevés. Dans le cadre de l'Accord de Paris, cette année devait être la date butoir à la­quelle les pays devaient produire des plans « climat » plus am­bitieux (ce sont les fameuses contributions déterminées au niveau national, les CDN). Au lieu de cela, les gouvernements titubent face à la double crise économique et sanitaire. Quelle place reste-t-il pour des actions climatiques ambitieuses ?

     Mais il y a toujours raison d'espérer. Alors que les pays ta­blent sur la reprise économique, les gouvernements tiennent une opportunité majeure pour guider l'investissement dans des infrastructures plus efficaces, plus résistantes et à plus basse émission, aboutissant à des résultats gagnant-gagnant. L'agence internationale de l'énergie a calculé qu'une reprise ambitieuse axée sur des technologies efficientes et sobres en carbone peu­vent faire que 2019 soit le véritable pic d'émissions globales, gagnant même 3,5 % de croissance d'ici 2023, tous scénarios confondus. Si les gouvernements se saisissent de cette opportunité, on peut tout à la fois construire des modèles de dévelop­pement plus durables et répondre à la crise climatique.

     C'est là que le Partenariat CDN entre en jeu. Nous 50m-mes une coalition de plus 110 pays et d'environ 70 institu­tions internationales travaillant ensemble pour canaliser l'ac­tion climatique et le développement durable à travers les plans d'action nationaux, les CDN. Conformément à nos en­gagements envers une action climatique choisie et dirigée par chaque pays, nous avons consulté 70 pays membres au commencement de la pandémie de Covid-19, afin de comprendre les défis auxquels ils fai­saient face. Notre évaluation met en évi­dence que les causes de préoccupation vont de la baisse des budgets alloués au climat, au creusement des dettes nationales. Les pays veulent façonner leur reprise économique en accord avec leurs priorités climatiques natio­nales, mais en de nombreux cas, la capacité de le faire leur fait défaut.

     Dirigé par nos co-présidents - les gouver­nements du Costa Rica et des Pays-Bas - le Partenariat a dévoilé une série de mesures de reprise « verte ». Dans une démonstration de solidarité, des dizaines de membres, pays comme institutions, se sont engagés à placer l'action climatique au coeur de la reprise économique. Preuve de cet engagement, le Partenariat va envoyer des conseillers écono­miques dans au moins 30 pays en développe­ment pour assister leurs gouvernements à es­quisser des mesures de reprises économiques compatibles avec le climat. Cette initiative est soutenue par un groupe d'experts issus des nowikimedia.org rangs de nos membres, afin que les différents pays puissent tirer profit des dernières avancées pour mettre en oeuvre la reprise ; ces avancées vont de l'énergie propre aux systèmes de transports propres, à une gestion de l'eau et de l'agriculture plus résiliente. Les pays comme les institutions vont mutuellement apprendre de leurs expérien­ces. Bénéficiant de ces compétences et de cette expertise, les pays ont une vraie possibilité de reconstruire mieux.

     Cela me donne de l'espoir. Mais il y a plus. La pandémie nous rappelle plusieurs faits importants qui s'étaient perdus dans les débats politiques récents. On a intérêt de tenir compte des conseils des experts scientifiques - on ne peut pas faire dis­paraître les catastrophes naturelles juste parce qu'elles déran­gent politiquement. Des gouvernements efficaces sont né­cessaires pour répondre aux crises mondiales. Les ressources peuvent être mobilisées à grande échelle quand le besoin est clairement compris. Et quand la société est mobilisée, on peut faire advenir plus vite les grands changements. Le changement climatique est la plus grosse crise que l'humanité ait jamais af­frontée, alors, à chaque fois que vous doutez de notre capacité à relever ce défi, souvenez-vous d'il y a six mois. La commu­nauté mondiale est sur la voie d'une reprise verte. (© IFS)

 

Pas de retour à la normale, tout doit changer

par Graham Peebles

 

Ces six derniers mois ont été une période étrange, et on a l'impression qu'elle ne va pas se terminer de sitôt. Partout règnent le désordre, la violence et l'injustice, à des degrés divers. L'égoïsme, la division et le plaisir bien installés au poste de pilotage, notre belle planète bleue étouffe lentement sous le poids de la cupidité et de la stupidité humaines.

     Après l'éruption de la Covid-19, des confinements généralisés ont été imposés dans de nombreux pays, et la vie s'est arrêtée dans les villes du monde entier. Des populations entières, de l'Europe à la Nouvelle-Zélande, et dans la plupart des régions intermédiaires, ont été réduites à l'isolement, contraintes à réduire leurs pulsions consuméristes et à modifier leurs habitudes de travail. Ce fut une période étrange et incertaine, qui ag­grava les angoisses préexistantes, déclencha des dépres­sions, et fit courir un risque grave à l'économie.

     Mais un espace précieux s'est ouvert, nous offrant l'opportunité de réfléchir sur notre façon de vivre, indi­viduellement et collectivement ; une occasion salutaire de redéfinir ce qui est vraiment important, et pour ceux qui y sont enclins, de réfléchir à la vie après le virus. Un sentiment d'espoir a circulé parmi les optimistes. Les choses allaient-elles enfin changer en mieux ? Les gou­vernements allaient-ils se convertir à l'intérêt collectif, se comporter différemment envers les «travailleurs clés» - devenus des héros du jour au lendemain -, envers l'environnement et les systèmes de santé nationaux, envers les réfu­giés et les travailleurs migrants ?

 

Sauvez notre Planète [S.O.P]

 

     Les nombreux actes de bienveillance que l'on a pu ob­server partout favoriseront-ils une nouvelle responsabilité sociale durable 7 La baisse de la consommation, de la produc­tion de biens et des voyages pourra-t-elle déclencher un chan­gement majeur vers des politiques et des comportements collectifs guidés par la responsabilité environnementale et sociale ? Beaucoup l'espèrent, mais alors que les pays com­mencent à sortir timidement de l'ombre de la Covid, on voit que la rhétorique politique et le discours des entreprises sont d'une prévisibilité affligeante.

     Aux prises avec une énorme dette nationale, effrayés par la perspective d'un effondrement ou même d'un simple ralentis­sement de la croissance et d'un chômage massif, politiciens et chefs d'entreprise uniquement préoccupés par la survie du système, n'ont à la bouche qu'un mot d'ordre : « Revenir à la normale. ». Il faut relancer l'économie - celle qui a pollué l'air, les océans et la terre - et que tout rentre dans l'« ordre », le plus vite possible. La folie ordinaire, bien prévisible. Mais des voix s'élèvent, pressantes : « Non, non, on ne veut pas revenir à « l'anormale ». »

Nous avons en effet aujourd'hui une opportunité unique de sortir du paradigme pernicieux actuel, et de réinventer la vie de manière créative. La situation du monde l'exige.

     Mais tout ce qu'on nous propose, c'est d'adopter les réu­nions Zoom, mettre des bulles éducatives dans les écoles, dessiner au sol des cheminements à sens unique dans les ma­gasins, se laver les mains et porter des masques. Rien qui soit susceptible de sauver la planète, atténuer le vandalisme éco­logique généralisé, instaurer la justice sociale, mettre fin aux guerres, au racisme et à la malnutrition, réformer l'éduca­tion, offrir justice et soutien aux migrants et loger les sans-abris de tous les pays. Entre autres.

     Nous n'avons pas besoin de rustines sur un vieux système déliquescent, décrépit et inadéquat qui a jeté sur la planète un manteau de misère et d'insécurité. Nous avons besoin d'une révolution, de changements socio-économiques fondamen­taux, réels et durables, et d'une modification en profondeur de nos attitudes et comportements, pas simplement d'ajuste­ments imposés par un virus d'un modèle socio-économique obsolète, qui doit être démantelé. Comme l'a dit l'auteur Phillip Pullman : « Il faut tout changer. Si nous sortons de cette crise en préservant les vieilles structures branlantes et vermoulues, nos descendants ne nous le pardonneront pas. Et ils auront raison. Nous devons éliminer les vieilles structures et construire les fonda­tions d'une meilleure façon de vivre ensemble. » Promenez-vous dans une zone commerçante, un site industriel ou un quartier de bureaux, vous verrez partout que l'ancien monde est en train de mourir sous nos yeux, non pas à cause de la pandé­mie, mais parce que l'énergie de vie l'a quitté. Le passé est derrière nous. Oublions-le et tournons notre attention vers la société qui se réinvente ; ensemble, accompagnons la transition vers un nouvel âge dans la créativité et l'harmonie.

     Pendant des mois, la Covid a volé la une des journaux et dominé les programmes des médias grand public, mais dans la longue liste des problèmes interconnectés qui affligent l'huma­nité - dont la pandémie actuelle fait partie - c'est l'urgence écologique qui est le plus crucial. Et si l'humanité doit relever ce défi majeur, un changement global est nécessaire. endant le confinement, l'environnement a bénéficié d'un répit, l'air est devenu plus respirable, l'eau des rivières plus propre, mais, et ça pourra surprendre, les émissions de gaz à effet de serre ont à peine été affectées. L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) s'attend à ce que les émissions annuelles soient réduites de 6 à 8 % seulement cette année. Cette baisse, précisent-ils, n'aura aucun impact mesurable sur les concentra­tions de carbone ou le réchauffement climatique. En fait, 2020 est sur la bonne voie pour être l'année la plus chaude jamais enregistrée, après une série déjà exceptionnelle. Selon le UK Met Office [service météo britannique], une baisse des émis­sions de 10 % serait nécessaire « pour avoir un effet notable sur l'augmentation des concentrations de CO2, mais même dans ce cas, les concentrations continueraient d'augmenter ».

     La cause principale de la catastrophe environnementale est la consommation humaine insatiable et compulsive de pro­duits pour la plupart inutiles et, surtout, de produits alimen­taires d'origine animale. Si nous voulons sauver notre planète et offrir à nos enfants et petits-enfants un monde dans lequel ils pourront vivre heureux, des changements radicaux de notre mode de vie sont indispensables. Des changements basés sur des valeurs entièrement nouvelles qui rendront inconcevable l'envie, pour tentante ou inévitable qu'elle puisse paraître à beaucoup, de ressusciter une économie en phase terminale et de perpétuer l'obsession illusoire de la croissance. Une con­sommation sans limites, avec pour corollaires les fléaux de la cupidité et de la concurrence, en plus de renforcer le nationa­lisme et la division, a poussé la planète jusqu'au stade des soins intensifs. Si nous continuons à nous laisser hypnotiser par la quête de plaisirs éphémères exprimée dans la consommation, nous provoquerons un effondrement climatique total.

     Revenir à « la normale » signifierait relancer l'économie de consommation, et revenir à nos comportements délétère habituels. C'est pourtant ce à quoi s'emploient les politicien et chefs d'entreprise et, même s'ils utilisent volontiers les mot « vert », « alternatif », « renouvelable » ou « écologique », dans leur rhétorique fallacieuse, leur objectif principal n'est pas de sauver l'environnement, par une modification de nos com portements et la promotion d'une vie plus simple ; il est de générer du profit et de perpétuer la « croissance ». Et pour parvenir à leur fin, il n'est d'autre moyen que d'encourage les populations à consommer de façon irresponsable et excessive. Un système économique qui repose sur une consommation illimitée, sous toutes ses facettes, y compris l'alimentation à base de viande, est totalement incompatible avec la santé de la planète et le bien-être des personnes.

     Notre objectif doit être de remplacer l'excès par la suffisance et l'abondance par la simplicité ; promouvoir une consommation responsable, dans laquelle les biens et services sont achetés en fonction des besoins, et nos choix déterminés par leur impact sur l'environnement. Cela nécessitera un effort de chacun et un énorme travail d'éducation, grâce à des programmes éducatifs nationaux, gérés par les États en collaboration avec des groupes environnementaux, pour sensibiliser les gens à l'impact de leur comportement sur l'environnement. Éliminer tous les produits alimentaires d'origine animale est certainement la mesure la plus importante que les individus puissent prendre pour réduire leur impact sur l'environnement.

     Les changements de comportement individuels sont essentiels, mais ce sont les politiques publiques à long terme et le entreprises qui ont le plus grand impact. Pourtant, sauf rare: exceptions, la rhétorique de nos dirigeants souffre cruellement d'un manque de vision et de la volonté d'adopter les mesure: radicales nécessaires face au problème écologique. Tous sac crochent aux structures existantes et continuent d'accorder du crédit à l'idéologie socio-économique capitaliste globalisée. Il faudra que des groupes comme Extinction Rébellion, Greenpeace et d'autres continuent d'exercer une pression publique intense et des actions militantes fortes comme la grève scolaire pour l climat, si l'on veut influer les politiques publiques pour sauve notre planète et guérir nos sociétés dans les délais requis  .

 

Le pape François dénonce une croissance sans fin

par Andrea Germanos

 

Le pape François s'élève contre l'exploitation abusive des ressources naturelles et la poursuite d'une croissance sans fin. Il exhorte le monde à agir avec l'urgence que les jeunes récla­ment pour protéger la Terre et mieux reconstruire après la pandémie de coronavirus.

     Le pape a lancé cet appel en septembre dans un message marquant la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création. François exhorte les populations à considérer la « désintégration de la biodiversité, la spirale des catastrophes cli­matiques et l'impact injuste de la pandémie actuelle sur les pauvres et les vulnérables comme un avertissement face à notre cupidité et à notre consommation effrénée. »

 

La création en souffrance

 

     « Notre demande constante de croissance et un cycle sans fin de production et de consommation épuisent le monde naturel, déclare-t-il. Les forêts sont lessivées, la couche arable s'érode, la terre s'épuise, les déserts avancent, les mers s'acidifient et les tempêtes s'intensifient. La Création est en souffrance ».

     Le pape François décrit la crise de Covid-19 comme ayant « donné une chance de développer de nouveaux modes de vie » et « amené à un carrefour où les sociétés peuvent choisir de mettre fin à nos objectifs et activités su­perflus et destructeurs, et de cultiver des valeurs, des liens et des activités qui sont source de vie »

     Tout en réitérant son appel à l'annulation de la dette des pays pauvres, le pape demande que les plans de relance post-pandémiques élaborés par les autori­tés soient « des plans de régénération ».

     « La politique, la législation et les investissements doivent être axés sur le bien commun et garantir que les objectifs sociaux et environnementaux mondiaux soient atteints », affirme-t-il.

     Le pape souligne la nécessité d'atteindre les ob­jectifs de l'accord de Paris sur le climat afin d'éviter les impacts « catastrophiques » du réchauffement de la planète. « La restauration du climat est de la plus haute importance, puisque nous sommes en pleine urgence cli­matique. Nous manquons de temps, comme nos enfants et nos jeunes nous l'ont rappelé », ajoute-t-il.

     Il appelle en outre les dirigeants à travailler « pour enrayer le rythme alarmant de la perte de biodiversité » et exprime l'espoir que la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biolo­gique - prévue en mai prochain à Kunming, en Chine - soit « un tournant dans la restauration de la Terre pour en faire un foyer de vie en abondance »

     Le message appelle également à un renforcement de la réglementation des « activités des entreprises extractives » afin de « garantir l'accès à la justice pour le personnes touchées », en particulier les communautés indigènes.

     Les jeunes militants pour le climat et ceux qui sont « en première ligne pour répondre à la crise écologi­que » ont été félicités par le pape François. Ils appellent à un jubilé pour la Terre et à un nouveau départ, conscients que « les choses peuvent changer », a-t-il expliqué.

[Source commondreams.org]

[Titre original : La création est en souffrance ! : le pape François dénonce la croissance sans fin et l'agression d l'humanité contre la nature.]

 

Gaza : appel de l'Onu à Israël et au Hamas

 

Jamie McGoldrick, coordonnateur humanitaire de l'Onu pour le territoire palestinien, a lancé un appel, le 31 août 2020 : Israël doit immédiatement autoriser l'entrée de carburant et d'autres biens essentiels à Gaza ; le Hamas doit mettre fin aux actions risquant de désta­biliser davantage la situation.

     La détérioration observée ces dernières semaines dans la bande de Gaza est très préoccupante. En réponse à l'escalade des hos­tilités avec des groupes armés palestiniens lançant des projecti­les en Israël, Israël a accru son blocus de l'enclave côtière, en limitant le transfert de certaines marchandises, réduisant la zone de pêche autorisée et empêchant les livraisons de carbu­rant, y compris le carburant livré avec le soutien de l'Onu pour l'unique centrale électrique de Gaza. Celle-ci a été arrêtée le 18 août, réduisant considérablement la fourniture d'électricité pour près de deux millions de Palestiniens.

En outre, on enregistre une détérioration significative de la situation sanitaire avec les premiers cas de Covid-19 en de­hors des installations de quarantaine, confirmés le 24 août. À ce jour, on recense 280 cas actifs, dont 243 sont dus à une transmission communautaire.

À l'heure actuelle, les gens sont rationnés à quatre heures d'électricité par jour, une situation difficile à tout moment, mais particulièrement grave compte tenu des efforts déployés pour contenir l'épidémie de Covid-19. La situation ampute les services disponibles dans les dispensaires de quarantaine et entrave la capacité du système de santé à faire face aux demandes croissantes, telles que la capacité de détecter de nouveaux cas de Covid-19. Les pannes d'électricité dans les hôpitaux ont de graves répercussions sur les patients en réani­mation, sur les cas chroniques et les cas urgents particulière­ment vulnérables.

     La réduction de l'approvisionnement en électricité nuit également gravement à d'autres infrastructures essentielles, notamment l'exploitation de tous les puits d'eau, des stations de pompage des eaux usées, des stations d'épuration et de cer­taines usines de dessalement. L'approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées sont impactés. Il existe maintenant un risque élevé d'inondation par les eaux usées dans des zones peuplées, d'une augmentation de la pol­lution dans la Méditerranée et le long de la côte, et d'une pol­lution supplémentaire de l'aquifère.

     La situation humanitaire dans la bande de Gaza est déjà désastreuse, après treize ans de blocus israélien et de di­visions politiques internes, parallèlement aux hostilités ré­currentes. Une action rapide est nécessaire pour alléger la situation humanitaire, empêcher une nouvelle détérioration et accroître le respect du droit humanitaire international et des droits de l'homme.

     Dans le contexte de cette détérioration rapide de la situa­tion humanitaire, j'appelle Israël à autoriser immédiatement le passage du carburant vers la bande de Gaza, conformément à ses obligations en tant que puissance occupante, pour faire en sorte que les besoins fondamentaux de la population soient satisfaits et pour empêcher un effondrement des services de base.

     J'appelle les autorités du Hamas à cesser et à empêcher le lancement de ballons incendiaires, de roquettes et d'autres actions qui risquent de déstabiliser davantage la situation.

     Toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue et agir pour protéger les civils, dans le plein respect de leur dignité et de leurs droits humains. (www.un.org)

 

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